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La santé économique de nos voisins états-uniens est
inquiétante. Inquiétante puisque nous avons l'habitude de dire que lorsqu'ils
toussent, nous attrapons la grippe.
Ce n'est plus aussi vrai qu'avant, mais les États-Unis sont
tout de même notre plus gros marché d'exportation.
Il est inévitable que nous soyons affectés par leur crise
qui n'est terminée (ou commencée, c'est selon) qu'à moitié. Les consommateurs
ont moins confiance en l'économie alors que c'est la consommation qui est la
base de notre économie.
De notre point de vue, qu'on soit une PME ou une ME et quel
que soit notre volume d'affaires, nous serons affectés.
Dans toutes les récessions, certains secteurs économiques périclitent
et d'autres, au contraire, sont florissants. Dans chaque secteur, certaines
entreprises fondent alors que d'autres prennent de l'expansion. Pourquoi?
Il existe plusieurs explications, mais les deux hypothèses
principales sont les suivantes :
1) les entreprises qui deviennent
florissantes en période de récession étaient « construites » de manière à en
profiter, et
2) les entreprises qui deviennent florissantes en période de
récession ont pris les mesures nécessaires et se sont adaptées au contexte
difficile.
Chose certaine : il y a une décroissance de l'économie, donc
moins de richesses qui circulent. Cela veut dire que le gâteau à se partager
est moins gros. Si certaines entreprises augmentent, malgré tout, leur part,
cela signifie évidemment que d'autres perdent beaucoup plus que la perte attribuable
à la récession.
Quelle est leur recette? Il n'y en a pas d'universelle, mais
une chose est certaine : les entreprises qui croissent ont su se garder une
marge de manœuvre suffisante pour pouvoir adapter leur stratégie d'affaires et
de vente à des consommateurs plus inquiets donc davantage précautionneux ou à
des clients susceptibles d'éprouver des difficultés à payer leurs fournisseurs.
Les stratégies faisant appel à la prospérité ne fonctionnent
pas en temps de crise et vice versa.
Pour les entreprises qui voient leurs ventes baisser, la
tentation de diminuer leurs prix est grande. N'en faites rien, à moins d'avoir
à la base unproblème de prix non concurrentiels! Baisser les prix est une
mesure passivequi n'attire pas en elle-même plus de clients et qui ne fidélise
pas ceuxqui sont attirés. De plus, vous baissez vos marges et vous diminuez
votrecapacité à faire face aux difficultés qui se présenteraient.
Il existe une constante : une crise, une récession,
n'affecte pas tout le monde également. Certaines catégories de consommateurs ne
verront ni leur salaire diminuer ni leur emploi cesser, donc ils seront
théoriquement capables de maintenir exactement le même rythme de vie
qu'auparavant.
Par contre, ces consommateurs, comme tous les autres, seront
affectés par le climat de morosité, d'incertitude et de doute en l'avenir,
climat véhiculé par les médias, les « conversations de machine à café », les
rencontres familiales, etc.
Il faut donc viser à sécuriser les clients actuels tout en
essayant d'attirer ceux qui ne sont plus satisfaits de la relation avec leurs
fournisseurs habituels. Et restez aux aguets, car il y aura des occasions
favorables qui se présenteront. Il faut pouvoir les reconnaître et les saisir.
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