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Nul besoin de se promener en sandales l’hiver pour être plus vert!

par

Stéphan Langlois, B.A., LL.B.
Consultant en marketing et technologies
Carrefour Marketing


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La santé économique de nos voisins états-uniens est inquiétante. Inquiétante puisque nous avons l'habitude de dire que lorsqu'ils toussent, nous attrapons la grippe.

Ce n'est plus aussi vrai qu'avant, mais les États-Unis sont tout de même notre plus gros marché d'exportation.

Il est inévitable que nous soyons affectés par leur crise qui n'est terminée (ou commencée, c'est selon) qu'à moitié. Les consommateurs ont moins confiance en l'économie alors que c'est la consommation qui est la base de notre économie.

De notre point de vue, qu'on soit une PME ou une ME et quel que soit notre volume d'affaires, nous serons affectés.

Dans toutes les récessions, certains secteurs économiques périclitent et d'autres, au contraire, sont florissants. Dans chaque secteur, certaines entreprises fondent alors que d'autres prennent de l'expansion. Pourquoi?

Il existe plusieurs explications, mais les deux hypothèses principales sont les suivantes :

1) les entreprises qui deviennent florissantes en période de récession étaient « construites » de manière à en profiter, et

2) les entreprises qui deviennent florissantes en période de récession ont pris les mesures nécessaires et se sont adaptées au contexte difficile.

Chose certaine : il y a une décroissance de l'économie, donc moins de richesses qui circulent. Cela veut dire que le gâteau à se partager est moins gros. Si certaines entreprises augmentent, malgré tout, leur part, cela signifie évidemment que d'autres perdent beaucoup plus que la perte attribuable à la récession.

Quelle est leur recette? Il n'y en a pas d'universelle, mais une chose est certaine : les entreprises qui croissent ont su se garder une marge de manœuvre suffisante pour pouvoir adapter leur stratégie d'affaires et de vente à des consommateurs plus inquiets donc davantage précautionneux ou à des clients susceptibles d'éprouver des difficultés à payer leurs fournisseurs.

Les stratégies faisant appel à la prospérité ne fonctionnent pas en temps de crise et vice versa.

Pour les entreprises qui voient leurs ventes baisser, la tentation de diminuer leurs prix est grande. N'en faites rien, à moins d'avoir à la base unproblème de prix non concurrentiels! Baisser les prix est une mesure passivequi n'attire pas en elle-même plus de clients et qui ne fidélise pas ceuxqui sont attirés. De plus, vous baissez vos marges et vous diminuez votrecapacité à faire face aux difficultés qui se présenteraient.

Il existe une constante : une crise, une récession, n'affecte pas tout le monde également. Certaines catégories de consommateurs ne verront ni leur salaire diminuer ni leur emploi cesser, donc ils seront théoriquement capables de maintenir exactement le même rythme de vie qu'auparavant.

Par contre, ces consommateurs, comme tous les autres, seront affectés par le climat de morosité, d'incertitude et de doute en l'avenir, climat véhiculé par les médias, les « conversations de machine à café », les rencontres familiales, etc.

Il faut donc viser à sécuriser les clients actuels tout en essayant d'attirer ceux qui ne sont plus satisfaits de la relation avec leurs fournisseurs habituels. Et restez aux aguets, car il y aura des occasions favorables qui se présenteront. Il faut pouvoir les reconnaître et les saisir.

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